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Dégagement au Canada en Ski-Doo en Février 2005

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Nous avons décidé de concrétiser une idée qui avait été évoquée il y a au moins six ans, et qui n’avait pas pu, jusqu’à présent germer dans les esprits. Cette année nous avons décidé de partir au Canada faire de la moto-neige, du Ski-Doo comme ils disent là-bas (Bienvenue) au Québec.

 Nos femmes n’étaient pas malheureuses car elles allaient de leur coté en thalassothérapie à Antibes.

 Le jeudi 17/02/05, rendez-vous chez Jacky à 05h00 du matin. Patrice est passé chercher Claude, Momone lui a laissé mais avec beaucoup de recommandations. Poupon avait été conduit chez Jacky par ses parents. Nous partons donc à deux voitures, direction chez Laurent. Il était réveillé et prêt (à une heure aussi matinale !….).

 Arrivée à Lyon à 07h00, formalités d’embarquement, puis avion à 09h10. Petit arrêt à Paris d’où nous décollons à 13h15. Arrivée à Montréal à 16h00, accueil super-sympa par un guide qui a un accent à couper au couteau, puis conduite par taxis jusqu'à l’hôtel Gouverneur.

 Une bonne douche, et sortie de l’hôtel. Claude avait un problème avec son appareil téléphonique acheté exprès pour le Canada, vous savez un tri bandes à la Française, pour le prix de trois vous n’en avez que deux. En un mot son appareil ne fonctionnait pas. Grosse colère…………….

 Après avoir visité la galerie marchande attenante à l’hôtel, nous sortons mais par une porte latérale, ce qui a faussé les repères de Patrice qui avait fait des recherches sur Internet. Il avait découvert qu’à proximité de notre hôtel se trouvait le quartier chaud. Donc à son instigation, dans la rue Ste Catherine, nous tournons à gauche et descendons vers ces lieux de délices et de paillettes…………..

 Mais au fur et à mesure que nous avancions, par un froid assez conséquent, nous avions des sex-shops, des magasins sado-maso, des établissements avec des noms équivoques, des mecs qui se tenaient par la main. Au bout d’un bon kilomètre, nous décidons de rebrousser chemin. En fait nous étions dans le quartier Gay, au sortir de l’hôtel, c’était à droite qu’il fallait prendre. Gag………..

 Pour « digérer » le décalage horaire, nous remontons la rue Ste Catherine, à droite cette fois-ci, mais nous n’allons pas jusqu’au bout, nous repérons les magasins, pour les emplettes dans une semaine. Puis nous finissons dans une galerie souterraine du centre, et nous avons mangé dans une pizzeria où l’on nous a «assigné » nos places.

Vendredi, départ à 08h30 par le car pour MontLaurier. Naturellement, il y en avait encore  deux gars en retard, mais que de dix minutes. Nous traversons Montréal, puis attaquons la route. Il y a de plus en plus de neige. Deux heures et demi plus tard, nous arrivons chez le concessionnaire Bombardier. Formalités faites, équipements Grand-Froid récupérés, petit repas dans un restaurant en face en compagnie de notre guide « Bob » qui est la caricature du bûcheron Canadien : 1m97 pour 115 kg, des pieds et des mains interminables.

 Puis après un examen sommaire des machines, et un briefing rapide sur le fonctionnement de ces machines, nous y voilà c’est le grand départ, tant attendu. Mais il fait froid en extérieur, même si physiquement nous n’avons pas froid.

 Nous empruntons les petits sentiers pour nous faire la main. Jacky a un problème majeur, sa visière givre, et ses lunettes aussi, donc il pilote au « jugé », mais ce n’est pas simple. Jacky, Patrick et Claude ont fait des  sorties de sentiers, mais sans gravité.

 Pour notre premier contact avec la nature, les forêts et les sentiers du Canada, nous faisons un peu plus de 120 Kms, c’est réellement splendide, grandiose, la sensation d’être ailleurs. Nous arrivons de nuit à la pourvoirie Gatineau. 

Nous disposons d’un chalet rustique, sans électricité si ce n’est à partir d’une batterie, et un chauffage à bois. Le pied intégral. Naturellement, Patrick s’est précipité le premier sur la douche..

 La salle de restaurant était tenue par Marc et Véronique, des gens super-sympas et quel accent… Après avoir mangé une bonne soupe, celle qui tient bien au ventre (Patrice ayant demandé au groupe de ne pas en parler à sa femme, car il refuse d’avaler de tels breuvages chez lui), nous avons fait un très bon repas. Puis retour au chalet. 

A 03h00 du matin, Jacky et Patrice en slip, faisaient redémarrer le feu dans le poêle, alors que les autres ronflaient.

 Le samedi, après un déjeuner de trappeur, nous voilà partis pour l’étape la plus longue, environ 300 kms.  Nous faisons les deux tiers dans la matinée. Patrick a encore fait un tout droit, toujours sans gravité.

 Repas et pleins des machines qui consomment en moyenne plus de 20 litres aux 100. Des paysages toujours aussi magnifiques et grandioses sous cette neige. Jacky a toujours ses problèmes avec sa visière et ses lunettes. Patrice a retiré ses lunettes pour avoir une meilleure visibilité. Nous sommes obligés de rouler assez vite, ce n’est pas toujours évident. Le guide et Laurent se sont couchés en voulant franchir une barrière de neige  séparant la route d’un chemin. Il fait de plus en plus froid, la nuit tombe, le groupe éclate.

 Il y a ceux de tête à quatre (dont Laurent et Patrice), puis poupon seul, puis Claude seul, et enfin Jacky accompagné de Jacques un instituteur sympa.

 Nous sommes hébergés dans une ancienne  école à Clova. Il était temps d’arriver ; Claude était complètement livide. On se met donc deux apéros dans le gosier avant d’aller manger. Cela ne fait pas de mal. Le repas était moyen, le Glaude n’a pas mangé sa viande, il était lessivé. Une bonne nuit là dessus et il n’y paraîtra plus rien, aidé en cela par les pilules miracles que Patrice avaient ramenées des USA.

 Le dimanche,  nous partons par -38°, mais il fait bon. Les sentiers sont splendides, il y a moins de kilomètres à faire, donc nous prenons notre temps. Nous avons un ciel bleu turquoise splendide. Après un arrêt au Mc Dault (et non pas au Mc Do), un bon repas, toujours en entrée un bol de soupe, puis nous repartons. Pour ceux qui le voulaient, nous avons fait du hors piste à fond de ski-doo, quel régal, puis nous avons attaqué un sentier « bosselé » qui ne devait faire que 05 kms et qui en réalité en faisait 75.

 Patrice a fait une faute d’inattention et de conduite, son ski-doo s’est envolé, il a évité Patrick qui le précédait et s’est jeté volontairement dans la poudreuse pour éviter le choc. Mais dans le « roulé-boulé », son appareil photo qui était sous sa combinaison, lui a enfoncé la cage thoracique et cassé deux côtes.

 Arrivée à la pourvoirie de Notawissi, avec à nouveau un chalet juste pour nous, et une douche squattée par Patrick. Pour nous remettre des émotions et de cette route pourrie, nous nous sommes mis un bon Rhum dans la musette. Tout le groupe et le guide s’étaient joints à nous. C’était sympa.

            Puis repas du soir avec une jeune serveuse qui avait une minijupe « au ras de la moule », çà énerve, mais que c’est mignon. Puis nous avons eu droit au spectacle musical, avec un employé, artiste super doué. L’autre groupe qui nous suivait sur la piste s’est mis quelques boissons dans le gosier. 

           Ils étaient tous « secs », y compris la gonzesse Carole. Nous sommes rentrés nous coucher, mais dans l’autre groupe il y a eu certainement de l’animation ce soir là. L’un d’eux, bleu, s’est même couché sur la glace dehors pour admirer des étoiles par -38°……

Cette nuit là, certains ont entendu les loups hurler, mais nous ne les avons pas vus. Puis le matin après un gros petit-déjeuner, nous nous sommes mis de front et nous avons lâché les motos-neige : 130 kms/h au maxi alors qu’elles sont données par le constructeur à 187 kms/h, ils les avaient bridées. Patrice qui voulait connaître une tempête de neige, et bien il a été gâté, nous en avons traversé une ce lundi, une vraie, une comme l’on ne connaît pas chez nous, à ne pas voir à deux mètres.

Nous passons par des sentiers splendides, toujours ce sentiment d’être ailleurs, dans un autre monde, c’est vraiment géant le Canada. Nous avons traversé un lac gelé de 14 kms de large, mais nous n’avons pas pu rouler vite car il y avait des « vagues » de glace. Cela surprend, mais c’est comme cela. Il ne fait pas froid, juste -27°.

Nous arrivons tranquillement en une auberge où après une bonne bière (que nous n’avons pas payée) nous nous sommes mis autour du poêle. Nous nous serions bien endormis. Retour sur la pourvoirie Rabaska sous une tempête de neige monumentale, ce qui n’empêchait pas un Canadien de percer un trou dans la glace du lac, pour pêcher.

  Au chalet nous sommes arrivés tôt à 15h30. Patrick a pris sa douche immédiatement, les autres nous étions un peu fatigués. Nous avons pris un petit apéro au Jack Daniels, puis direction la Pourvoirie.

Claude et Poupon voulaient téléphoner de la cabine publique, mais pas moyen, la Carole, son fils et un autre de l’autre groupe ne lâchaient pas le combiné. Les mauvaises langues disaient que Carole téléphonait à son banquier, car dès le premier jour de la réception des machines, elle et son fils en avaient cassées deux, et à 1200$ la caution,  cela commençait à faire. Quant à l’autre, le crâne d’œuf comme le surnommait Claude, il était cocu et cherchait à recoller les morceaux.

Ce soir là, au repas, à nouveau soupe. C’est fou çà, Monique ne va pas le croire quand on va lui dire. Puis dans la soirée, spectacle. C’était la danse de l’indien, avec planté de clou à l’aveuglette avec une hache. « Tête d’œuf » et un de notre groupe, Etienne, étaient en slip. Le but du jeu était de faire croire à « Tête d’œuf » qu’il fallait enfoncer le clou avec la hache, mais en réalité, les yeux bandés, il détruisait ses chaussettes. Bien sympa.

Nous avons goûté au Caribou et au Sortilège. Elle est bonne cette dernière boisson, nous avons décidé d’en ramener en France. La nuit a été chaude, très chaude dans le chalet, le Glaude est même descendu de son lit pour aller coucher sur le canapé dans la salle à manger.

 Mardi, il ne fait pas froid ce matin, qu’un petit -20°, mais le temps est couvert. On attaque directement par un sentier « tôle ondulée », ce n’est pas agréable les motos tapent de tous les côtés, et ce n’est pas simple pour les côtes de Patrice ; Sinon tout est superbe, encore des forêts et des lacs….

Notre guide « Bob » s’est vautré, il a cassé son pare-brise, un rétroviseur et une côte. Sinon, à chaque arrêt pipi (et oui Mesdames, il faisait froid, mais le petit oiseau n’était pas complètement caché au fond de son nid), c’était la déconne bien souvent dirigée vers Patrick, qui se retrouvait propulsé dans la neige molle dans laquelle il s’enfonçait de 1.50 m. Rigolades.

 Nous sommes arrivés de bonne heure à la Pourvoirie Beauregard. Elle est superbe avec de l’électricité et de l’eau chaude à volonté. Patrick s’est encore précipité sur la douche, nous nous avons fait la pause Whisky. Le soir repas à la pourvoirie, toujours avec cette satanée soupe pour débuter, puis à l’issue du repas une petite bière dans le salon à discuter de tout et de rien, car on sentait tous, sans en parler, que la fin du voyage arrivait.

 Départ le mercredi matin, il fait bon   -20°, direction MontLaurier. Des paysages splendides, toujours des forêts de résineux, de bouleaux d’érables ou de charmilles, les arbres écrasés par la neige. C’est vraiment magnifique. Mais les sentiers, tout du moins ce matin là, qui longent la route étaient complètement défoncés, c’était vraiment de la tôle ondulée, l’horreur.

 Puis nous avons retrouvé des sentiers largement praticables. Ils étaient tellement praticables que le Claude, euphorique et optimiste, s’est tiré un tout droit des familles, un vrai de vrai, un mémorable. Repas du midi dans une auberge, la patronne avait pour le moins du caractère, elle ne supportait pas la moindre contrariété, d’ailleurs personne ne l’a contredite.

 L’après-midi, retour tranquille sur MontLaurier par des chemins de luxe, sur une ancienne voie ferrée. C’était tellement bien, que Poupon et Patrice, pour ne pas s’endormir, se laissaient décrocher, pour ensuite accélérer comme des malades, juste pour le fun mais au grand dam de ceux qui suivaient.

 Arrivée à MontLaurier vers 17h00. Nous avons rendu nos équipements et nos skis-doo sans souci, sans le moindre contrôle. Ceci n’a pas été vrai pour l’autre groupe, qui s’est vu facturer toute la casse. La restitution a duré deux heures pour eux.

Pendant ce temps, nous avions investis notre hôtel, puis nous étions allés faire quelques courses au supermarché du coin. Le soir, avant le repas, grandes tournées générales de bières, puis au repas, on a remis au guide une enveloppe avec son pourboire. Nous nous sommes quittés sur un grand digestif.

 Le jeudi matin, retour à Montréal par le car. Après la visite de la concession H-D qui est splendide, nous avons mangé une entrecôte de 450 grammes dans le resto d’en face, après quelques difficultés sur l’appréciation du pourboire (c'est pas pas simple au Canada ces pourboires), nous sommes revenus Centre ville et avons magaziné. Nous avons acheté entre autre du « Sortilège » cette boisson à base de Whisky et d’Erable. Patrick brisera la sienne au sortir d’un avion.

 Puis nous sommes allés au spectacle « Chez Parée », c’était du strip-tease luxueux, artistique et visuel. Qu’elles étaient belles les filles, toutes siliconées, mais enfin…….. Nous sommes rentrés tard dans la nuit. Le lendemain, nous avons magaziné. Par contre le retour a Paris a été plus compliqué car notre avion avait du retard. Il a fallu prendre le TGV pour revenir sur Lyon.

 Au sortir de ce périple d’un peu plus de 1100 km fait par les ZigOne au Canada, il faut en retenir l’immensité et la beauté des sites, le coté physique de la motoneige, et un grand Pied pris au cours de cette semaine. 

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