|
Nous avons décidé de concrétiser une idée qui avait été évoquée il y a au moins six ans, et qui n’avait pas pu, jusqu’à présent germer dans les esprits. Cette année nous avons décidé de partir au Canada faire de la moto-neige, du Ski-Doo comme ils disent là-bas (Bienvenue) au Québec.
Nos femmes n’étaient pas malheureuses car elles
allaient de leur coté en thalassothérapie à Antibes. Vendredi, départ à 08h30 par le car pour MontLaurier. Naturellement, il y en avait encore deux gars en retard, mais que de dix minutes. Nous traversons Montréal, puis attaquons la route. Il y a de plus en plus de neige. Deux heures et demi plus tard, nous arrivons chez le concessionnaire Bombardier. Formalités faites, équipements Grand-Froid récupérés, petit repas dans un restaurant en face en compagnie de notre guide « Bob » qui est la caricature du bûcheron Canadien : 1m97 pour 115 kg, des pieds et des mains interminables. |
Pour notre premier contact avec la nature, les forêts et les sentiers du Canada, nous faisons un peu plus de 120 Kms, c’est réellement splendide, grandiose, la sensation d’être ailleurs. Nous arrivons de nuit à la pourvoirie Gatineau. Nous disposons d’un chalet rustique, sans électricité si ce n’est à partir d’une batterie, et un chauffage à bois. Le pied intégral. Naturellement, Patrick s’est précipité le premier sur la douche..
A 03h00 du
matin, Jacky et Patrice en slip, faisaient redémarrer le feu dans le poêle,
alors que les autres ronflaient. |
|
Puis repas du soir avec une jeune serveuse qui avait une minijupe « au
ras de la moule », çà énerve, mais que c’est mignon. Puis nous
avons eu droit au spectacle musical, avec un employé, artiste super doué.
L’autre groupe qui nous suivait sur la piste s’est mis quelques
boissons dans le gosier.
Ils étaient tous « secs », y compris la gonzesse Carole. Nous sommes rentrés nous coucher, mais dans l’autre groupe il y a eu certainement de l’animation ce soir là. L’un d’eux, bleu, s’est même couché sur la glace dehors pour admirer des étoiles par -38°……
Cette
nuit là, certains ont entendu les loups hurler, mais nous ne les avons
pas vus. Puis le matin après un gros petit-déjeuner, nous nous sommes
mis de front et nous avons lâché les motos-neige : 130 kms/h au
maxi alors qu’elles sont données par le constructeur à 187 kms/h, ils
les avaient bridées. Patrice qui voulait connaître une tempête de
neige, et bien il a été gâté, nous en avons traversé une ce lundi,
une vraie, une comme l’on ne connaît pas chez nous, à ne pas voir à
deux mètres. Nous passons par des sentiers splendides, toujours ce sentiment d’être ailleurs, dans un autre monde, c’est vraiment géant le Canada. Nous avons traversé un lac gelé de 14 kms de large, mais nous n’avons pas pu rouler vite car il y avait des « vagues » de glace. Cela surprend, mais c’est comme cela. Il ne fait pas froid, juste -27°.
Nous
arrivons tranquillement en une auberge où après une bonne bière (que
nous n’avons pas payée) nous nous sommes mis autour du poêle. Nous
nous serions bien endormis. Retour sur la pourvoirie Rabaska sous une tempête
de neige monumentale, ce qui n’empêchait pas un Canadien de percer un
trou dans la glace du lac, pour pêcher.
Claude
et Poupon voulaient téléphoner de la cabine publique, mais pas moyen, la
Carole, son fils et un autre de l’autre groupe ne lâchaient pas le
combiné. Les mauvaises langues disaient que Carole téléphonait à son
banquier, car dès le premier jour de la réception des machines, elle et
son fils en avaient cassées deux, et à 1200$ la caution,
cela commençait à faire. Quant à l’autre, le crâne d’œuf
comme le surnommait Claude, il était cocu et cherchait à recoller les
morceaux. Ce soir là, au repas, à nouveau soupe. C’est fou çà, Monique ne va pas le croire quand on va lui dire. Puis dans la soirée, spectacle. C’était la danse de l’indien, avec planté de clou à l’aveuglette avec une hache. « Tête d’œuf » et un de notre groupe, Etienne, étaient en slip. Le but du jeu était de faire croire à « Tête d’œuf » qu’il fallait enfoncer le clou avec la hache, mais en réalité, les yeux bandés, il détruisait ses chaussettes. Bien sympa.
Nous
avons goûté au Caribou et au Sortilège. Elle est bonne cette dernière
boisson, nous avons décidé d’en ramener en France. La nuit a été
chaude, très chaude dans le chalet, le Glaude est même descendu de son
lit pour aller coucher sur le canapé dans la salle à manger. |
Notre
guide « Bob » s’est vautré, il a cassé son pare-brise, un
rétroviseur et une côte. Sinon, à chaque arrêt pipi (et oui Mesdames,
il faisait froid, mais le petit oiseau n’était pas complètement caché
au fond de son nid), c’était la déconne bien souvent dirigée vers
Patrick, qui se retrouvait propulsé dans la neige molle dans laquelle il
s’enfonçait de 1.50 m. Rigolades.
Nous
sommes arrivés de bonne heure à la Pourvoirie Beauregard. Elle est
superbe avec de l’électricité et de l’eau chaude à volonté.
Patrick s’est encore précipité sur la douche, nous nous avons fait la
pause Whisky. Le soir repas à la pourvoirie, toujours avec cette satanée
soupe pour débuter, puis à l’issue du repas une petite bière dans le
salon à discuter de tout et de rien, car on sentait tous, sans en parler,
que la fin du voyage arrivait.
Pendant
ce temps, nous avions investis notre hôtel, puis nous étions allés
faire quelques courses au supermarché du coin. Le soir, avant le repas,
grandes tournées générales de bières, puis au repas, on a remis au
guide une enveloppe avec son pourboire. Nous nous sommes quittés sur un
grand digestif. |